Recherche perso

travail en cours de réalisation :

KIPPOUR ou KSHAMA

photo Krystyna Ziolkowska

Mise en installation/perfomance de la lutte entre la capacité de se libérer par le pardon et par l’oubli et la volonté d’apprendre/faire la moral par le rappel du passé douloureux, gratter la plaie //

en tradition yogique Kshama = le pardon signifie la capacité de laisser des expériences s’échapper du mental et de ne pas retenir des souvenirs d’événements passés. Il signifie vivre dans le présent

Le Kippour est la fête juive du Pardon

Cette recherche nait d’une situation intime, liée au Kippour// atterrie sur mon territoire mental qui tend au Kshama// j’expérimente en moi une lutte du Pardon: je gratte ma douleur et je crache ma rage// je calme ma colère et je regarde l’autre en moi, j’ouvre mon coeur, j’avance en coupant net le passé// je retombe dans les ténèbres, je hurle, je frappe// je dessine des cercles sur l’eau // ma lutte née le jour du Kippour ouvre pour moi un fond de réflexion sur les commémorations de la Shoah et le travail interne du Pardon nécessaire pour que le courant de la vie continue en pleine jouissance et la possibilité de l’Oublie comme moyen de se sauver ainsi que de la nécessite de nettoyer la plaie, le grand courage de regarder de face les ténèbres, d’y plonger sa tête et de purger son coeur sans fuite et pirouettes de forme // affronter sa douleur, rester avec elle et la transformer // un cycle, une roue, une danse // est-ce possible ?

Poème de la performance:

Kippour 2019

Le soleil s’est couché
Pas la peine de râper tes manches contre le mur


Ce Kippour n’est pas pour toi
Oublie le Pardon


Il est long
Il est lent
Il goute
Il se retire
Il se vomit
Il brule


ton dieu n’apprécie pas des femmes
il s’en fichera de toi


n’étouffe pas le kippour aux chiottes
ou frotte toi à leurs couilles


quelle erreur
j’ai mis mon cœur dans mon vagin
mon utérus fabrique de l’illusion


je flottais en tenant mon fils dans les bras
fâchée contre ceux qui gigotaient comme des poissons sans eau,
je me suis cru sauvée


je rêve kippour


mais les dinosaures évoluent lentement


leur bite à part
leur tête à part
le cœur dans le cul